• Jean-Baptiste Maunier

    Le mistral Gagnant

    A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder les gens tant qu'y en a
    Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
    En serrant dans ma main tes p'tits doigts
    Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
    Leur filer des coups d' pieds pour de faux
    Et entendre ton rire qui lézarde les murs
    Qui sait surtout guérir mes blessures
    Te raconter un peu comment j'étais mino
    Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
    Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
    Et les mistrals gagnants

    A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
    Et regarder la vie tant qu'y en a
    Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
    Te parler de ta mère un p'tit peu
    Et sauter dans les flaques pour la faire râler
    Bousiller nos godasses et s' marrer
    Et entendre ton rire comme on entend la mer
    S'arrêter, r'partir en arrière
    Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
    Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
    Et nous niquaient les dents
    Et les mistrals gagnants

    A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
    Et regarder le soleil qui s'en va
    Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
    Te dire que les méchants c'est pas nous
    Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
    Car ils ont l'avantage d'être deux
    Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
    Que s'envolent les cris des oiseaux
    Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
    Et l'aimer même si le temps est assassin
    Et emporte avec lui les rires des enfants
    Et les mistrals gagnants
    Et les mistrals gagnants

     

    Les enfoirés-Evidemment

    Y a comme un goût amer en nous
    Comme un goût de poussière dans tout
    Et la colère qui nous suit partout

    Evidemment
    Evidemment
    On danse encore
    Sur les accords
    Qu'on aimait tant

    Evidemment
    Evidemment
    On rit encore
    Pour les bêtises
    Comme des enfants
    Mais pas comme avant


    Evidemment
    Evidemment
    On rit encore
    Pour les bêtises
    Comme des enfants
    Mais pas comme avant
    Pas comme avant

    Qui a le droit - les enfoirés

    On m'avait dit : "Te poses pas trop de questions.
    Tu sais patrick , c'est la vie qui t' répond.
    A quoi ça sert de vouloir tout savoir ?
    Regarde en l'air et voit c' que tu peux voir."

    On m'avait dit : "Faut écouter son père."
    Le mien n'a rien dit, quand il s'est fait la paire.
    Maman m'a dit : "T'es trop p'tit pour comprendre."
    Et j'ai grandi avec une place à prendre.

    Qui a le droit, qui a le droit,
    Qui a le droit d' faire ça
    A un enfant qui croit vraiment
    C' que disent les grands ?

    On passe sa vie à dire merci,
    Merci à qui, à quoi ?
    A faire la pluie et le beau temps
    Pour des enfants à qui l'on ment.

    On m'avait dit que les hommes sont tous pareils.
    Y a plusieurs dieux, mais y' a qu'un seul soleil.
    Oui mais, l' soleil il brille ou bien il brûle.
    Tu meurs de soif ou bien tu bois des bulles.

    A toi aussi, j' suis sur qu'on t'en a dit,
    De belles histoires, tu parles... que des conneries !
    Alors maintenant, on s' retrouve sur la route,
    Avec nos peurs, nos angoisses et nos doutes.

    Qui a le droit, qui a le droit
    Qui a le droit d' faire ça
    A des enfant qui croivent vraiment
    C' que disent les grands ?

    On passe sa vie à dire merci,
    Merci à qui, à quoi ?
    A faire la pluie et le beau temps
    Pour des enfants à qui l'on ment

    Qui a le droit, qui a le droit
    Qui a le droit d' faire ça
    A des enfant qui croivent vraiment
    C' que disent les grands ?

    On passe sa vie à dire merci,
    Merci à qui, à quoi ?
    A faire la pluie et le beau temps
    Pour des enfants à qui l'on ment

    Qui a le droit, qui a le droit
    Qui a le droit d' faire ça
    A des enfant qui croivent vraiment
    C' que disent les grands ?

    On passe sa vie à dire merci,
    Merci à qui, à quoi ?
    A faire la pluie et le beau temps
    Pour des enfants à qui l'on ment

    Je me lâche- les enfoirés

    C'est pas que je n'aime pas les gens
    Mais je suis comme à l'étroit dans leur monde
    C'est pas que je n'ai pas le temps
    Mais dans mon coeur j'y peux rien le tonerre gronde
    C'est pas que je n'aime pas ma femme
    Mais j'en peux plus d'entendre "jsuis pas trop grosses?"
    C'est pas que je n'aime pas mon job
    Mais j'en peux plus d'être au service de mon boss
    J'rêve de lui dire : "vous êtes aussi con que moche"

    Refrain:
    Donc y a des jours où je me lâche
    Et j'envoie tout foutre en l'air
    Ouais je veux que l'on me lâche
    J'ai besoin de prendre l'air

    C'est pas que j'aime pas mes vieux
    Si j'les écoute j'finirai dans les rangs
    C'est pas que je n'aime pas mes potes
    Mais si j'les suis, j'finirai dans le vent
    A courir après la gloire, les hommes et l'argent

    Refrain

    Je me fous de ce que l'on peut dire dans mon dos
    La rumeur ou bien le qu'en-dira-t-on
    Pendant que le monde dérive, moi je quitte le bateau
    Je lâche prise avant de péter les plombs

    Refrain X2
    (J'ai besoin de prendre l'air avant de tout foutre en l'air)

    Bonus - Aicha ( sans Jean-Baptiste)

    Hommage à Coluche !!

    Tu sais que j’ai du mal,
    Encore à parler de toi,
    Il parait que c’est normal,
    Il n’y a pas de règles dans ces jeux là.

    Tu sais j’ai la voix qui se sert,
    Quand je te croise dans les photos,
    Tu sais j’ai le cœur qui se perd,
    Je crois qu’il te pense un peu trop.

    C’est comme ça,
    C’est comme ça.

    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé que mon chagrin,
    Ne dure qu’un instant.
    Et tu sais j’espère au moins,
    Que tu m’entends.

    C’est dur de briser le silence,
    Même dans les cris, même dans les fêtes,
    C’est dur de combattre l’absence,
    Car cette conne n’en fais qu’à sa tête.

    Et personne ne peut comprendre,
    On a chacun sa propre histoire.
    On m'a dit qu’il fallait attendre,
    Que la peine devienne dérisoire.

    C’est comme ça,
    C’est comme ça.

    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé que mon chagrin,
    Ne dure qu’un instant.
    Et tu sais j’espère au moins,
    Que tu m’entends.

    Je voulais te dire que j’étais fier,
    D’avoir était au moins un jour,
    Un peu ton ami et ton frère,
    Même si la vie a ses détours.

    C'est comme ça,
    C'est comme ça.

    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé que mon chagrin,
    Ne dure qu’un instant.
    Et tu sais j’espère au moins
    Que tu m'entends.

    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé tenir ta main,
    Un peu plus longtemps…
    J'aurais aimé que mon chagrin,
    Ne dure qu’un instant.
    Et tu sais j’espère au moins
    Que tu m'attends.

    Et tu sais j’espère au moins
    Que tu nous entends.

     

    on demande pas la lune -lles enfoirés

    J’ai demandé à la lune
    et le soleil ne le sait pas
    Je lui ai montré mes brûlures
    et la lune s’est moquée de moi

    Et comme le ciel n’avait pas fière allure
    Et que je ne guérissais pas
    Je me suis dit quelle infortune
    Et en plus Coluche n’est plus là

    J’ai demandé à la lune,
    la France veut elle encore de moi ?
    Elle m’a dit j’ai pas l’habitude
    de m’occuper des cas comme ça

    Et toi et moi on était tellement sûr
    mais on se disait quelquefois
    Que si demain l’hiver est dur
    les restos s’ront-ils toujours là ?

    Nous ne sommes pas venus te dire
    Qu’il nous suffira de chanter

    pour une assiette et un sourire
    Il faut des milliers d’enfoirés

    Nous sommes juste venus vous dire
    Qu’il ne suffit pas de rêver
    pour une assiette et un sourire
    Il faut des milliers d’enfoirés

    J’ai demandé à la lune
    et le soleil ne le sait pas
    Je lui ai montré mes brûlures
    et la lune s’est moquée de moi

    Et comme le ciel n’avait pas fière allure
    Et que je ne guérissais pas
    Je me suis dit quelle infortune
    Et en plus Coluche n’est plus là

    On demande pas la lune
    On demande pas la lune
    On demande pas la lune
    On demande pas la lune
    On demande pas la lune


     

     


     

     


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